Étude de cas: grande banque

Secteur : Banque de détail et banque commerciale
Client : Grande banque de détail/commerciale
Programme : Programme de développement de la gestion de projet à l’échelle de l’entreprise — Enterprise Project Management Development Programme, EPMDP
Participants : 320 sponsors exécutifs, cadres intermédiaires et praticiens de projet
Durée : 18 mois, sur trois niveaux
Cadre d’évaluation : Modèle d’évaluation de la formation en quatre niveaux de Kirkpatrick

Contexte

Une grande banque de détail et commerciale constatait que moins de 40 % de ses initiatives stratégiques étaient livrées dans les délais et dans le respect du budget. Un diagnostic mené auprès de 320 collaborateurs impliqués dans la livraison de projets a révélé la cause principale : non pas une stratégie défaillante, mais une incapacité à l’exécuter efficacement.

Il n’existait pas de langage commun en gestion de projet entre les divisions, les cadres de gouvernance étaient appliqués de manière inégale, les bénéfices étaient rarement suivis après la clôture des projets, et une culture privilégiant l’activité plutôt que les résultats s’était installée.

La banque a mandaté le Programme de développement de la gestion de projet à l’échelle de l’entreprise — EPMDP — une intervention structurée par niveaux et fondée sur les compétences, déployée auprès des dirigeants, des cadres intermédiaires et des praticiens de projet sur une période de 18 mois.


Niveau 1 — Réaction

La satisfaction post-programme a atteint en moyenne 4,5 sur 5 pour l’ensemble des trois niveaux. 94 % des participants ont indiqué qu’ils recommanderaient le programme à un collègue, et le Net Promoter Score global a atteint +65.

Les participants ont particulièrement apprécié l’utilisation de projets internes réels comme supports d’apprentissage :
« Ce n’était pas une formation générique à la gestion de projet ; elle était directement pertinente pour le travail que je réalise actuellement. »


Niveau 2 — Apprentissage

Les évaluations réalisées avant et après le programme ont montré un gain moyen de connaissances de 35 points de pourcentage dans huit domaines de compétence. Les plus fortes améliorations concernaient la réalisation des bénéfices (+46 points) ainsi que la gouvernance et le reporting (+43 points), deux domaines identifiés comme des lacunes critiques lors du diagnostic.

À la fin du programme, 87 % des participants du Niveau 2 étaient capables de produire un document de définition de projet conforme aux standards de qualité du programme, contre moins de 25 % au démarrage.


Niveau 3 — Comportement

Au bout de 120 jours, des observations structurées menées par les managers ont confirmé un changement durable des comportements au sein de la cohorte du programme :

84 % produisaient systématiquement des définitions formelles de projet avant d’initier les travaux
79 % réalisaient et documentaient des analyses des parties prenantes
88 % fournissaient des rapports d’avancement structurés, axés sur les résultats
76 % tenaient à jour des registres des risques actifs et régulièrement actualisés

Les audits documentaires du PMO ont montré que les notes moyennes de qualité des livrables avaient plus que doublé : elles sont passées de 2,1 à 4,0 sur 5 pour les chartes de projet, et de 1,2 à 3,3 pour les plans de réalisation des bénéfices.

Les taux d’adoption les plus faibles concernaient les revues de retour d’expérience et l’établissement explicite du lien avec la stratégie, deux pratiques qui nécessitent un renforcement culturel au-delà du développement des compétences individuelles.


Niveau 4 — Résultats

Au cours des 18 mois suivant la fin du programme, le portefeuille stratégique de la banque a montré une amélioration mesurable :

IndicateurAvant le programmeAprès le programme
Projets livrés dans les délais42 %67 %
Projets livrés dans le respect du budget61 %79 %
Projets annulés en cours de livraison25 %11 %
Bénéfices post-projet réalisés dans les 6 mois29 %54 %

Conclusion

L’EPMDP démontre ce qui devient possible lorsque le développement des compétences en gestion de projet est conçu avec une intention stratégique, adapté aux rôles et évalué avec rigueur. En appliquant le modèle de Kirkpatrick dès le premier jour, la banque a pu relier directement son investissement en compétences à une amélioration mesurable de sa capacité à exécuter sa stratégie, passant de moins de 40 % d’initiatives livrées avec succès à un portefeuille durablement plus performant.

Toutes les informations permettant d’identifier le client ont été supprimées conformément à un accord de confidentialité.

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